Dans l'ensemble, l'Indonésie n'est pas une grande destination de tourisme, mais une île de l'archipel fait figure d'enclave touristique : Bali.
C'est dans le sud de l'île que se concentre le gros des hôtels et des infrastructures touristiques de Bali : ici tout est fait pour permettre la détente des touristes, avec des hôtels-clubs-cocktails-piscine où l'on vivrait presque en autarcie, de superbes plages avec tout leur lot d'activités et de loisirs balnéaires, des vagues pour s'essayer au surf, mais aussi des bars et des boites de nuit pour des soirées toujours chaudes et animées... la ville de Kuta est emblématique de cette facette de l'île. Mais on aurait tort de réduire Bali à une destination unidimensionnelle où seule règne une ambiance festive et sans âme de tourisme de masse... l'île possède une identité à part entière et sa culture ne demande qu'à être mieux connue. Pour cela, il ne faut pas hésiter à partir à la découverte de Bali, dans les terres notamment : de jolies localités telles que Ubud, des paysages singuliers de rizières étagées à flanc de colline, puis un relief plus menaçant, là où les volcans donnent de l'altitude à Bali. De belles randonnées en perspective, pour changer de la plage, ainsi que des bains dans des sources chaudes pour changer de l'océan, le programme est très prometteur. Nombreux sont les séjours à destination de Bali incluant vol plus hôtel, généralement hôtel-club en formule all-inclusive... pratique en un sens, plutôt bon marché même si certains hôtels ne datent plus d'hier, l'ambiance de ces établissements finira éventuellement par taper sur les nerfs de certains. Les ordres de prix se font en fonction de la proximité à la mer : c'est pourquoi on peut tout aussi bien séjourner pour une somme dérisoire dans des guest-house agréables en s'éloignant un peu dans les terres, pour tout le séjour ou juste le temps d'une excursion... Avec son coeur empli de vertes rizières étagées, ses côtes sèches jaunies par le soleil brûlant, ses volcans bouillonnants offrant d'étonnantes randonnées et son océan poissonneux d'un bleu radieux, Bali saura ravir le coeur des amateurs de nature sauvage. Enfourchez une de ces vieilles motos et laissez-vous guider, au rythme du gamelan, à travers l'île des Dieux...
Carte Bali
Les lieux du guide
- A. Ubud
- C. Sources chaudes de Banjar
- E. Plage d'Uluwatu
- G. Yeh Pulu
- I. Crète de Campuhan, Bali
- K. Plage de Seminyak
- M. Brahma Arama Vihara
- O. Sanctuaire de Besakih
- Q. Pura Ulun Danu Beratan
- S. Goa Gajah
- U. Epave du Liberty
- W. Pura Luhur Uluwatu
- Y. Kecak Fire Dance
- • Tirta Empul
- B. Mont Batur
- D. Mont Agung
- F. Lovina
- H. Musée Neka
- J. Ayung River
- L. Pura Tanah Lot
- N. Pura Luhur Batukaru
- P. Le Water Palace de Tirtagangga
- R. Kuta
- T. Gitgit Waterfalls
- V. Monkey Forest
- X. Parc national Bali Barat
- Z. Amed, Bali
- • Pura Ulun Danu Batur
a - Ubud
Ubud, ID
Foyer artistique et culturel de Bali, Ubud s'étire au beau milieu des vertes rizières situées au nord de la capitale, Denpasar. Autrefois simple petit village, Ubud regorge aujourd'hui de galeries d'art et de musées aux collections très riches dont les deux plus impressionants sont sans aucun doute le Puri Lukisan et le Neka. Selon la légende, c'est le prêtre javanais Rsi Markendya qui serait venu le premier s'installer dans cette nature luxuriante pour méditer au calme. Puis au cours des siècles, la fertilité de la terre et l'émeraude des fôrets auraient séduit plus d'un prince et bien des artistes, faisant d'Ubud un foyer de création artistique sans précédent. Dans les années 30, le peintre fauviste hollandais Walter Spies et Rudolph Bonnet entre autres, vinrent s'installer dans le palais du prince Tjokorda Gede Agung Sukawati, influencés par les toiles tropicales de Rousseau, très en vogue à cette époque. Les techniques européennes se marièrent aux méthodes balinaises et dans l'effervescence, des écoles se créèrent comme celle de Penestanan fondée par Smit et le peintre balinais Cakra. Même Charlie Chaplin avait fait d'Ubud un de ses lieux de prédilection. Aujourd'hui encore, Ubud est un grand bazar d'art au beau milieu de la verdure. A voir : Un des nombreux spectacles de danse ou de musique balinaises au temple, tout particulièrement le Kecak Fire Dance. A faire : Se rendre au marché pour y acheter de l'artisanat local et pourquoi pas quelques toiles à des prix très intéressants.
Plus d'informations :
http://www.ubud.com,
b - Mont Batur
Mont Batur, ID
Avec ses 1717 mètres, le Mont Batur est le deuxième volcan le plus haut de Bali. Il se caractérise par une crète brisée et une activité encore très bouillonante. La dernière éruption à avoir causé beaucoup de dégâts remonte à 1926 et c'est elle qui détruisit entièrement le village Batur situé à la base de la montagne et qui ne fut d'ailleurs jamais rebâtit. L'imposante coulée de lave noire solidifiée qui s'étend sur des kilomètres au pied du géant cracheur de flammes est là pour nous rappeller que le sous-sol de l'île des Dieux n'a pas dit son dernier mot. Mais le volcan fait l'objet d'une intense vénération de la part des balinais car il est à l'origine d'un dense réseau de cours d'eau dans l'est de l'île. A faire : Se lever à 3h du matin pour commencer une randonnée de nuit à 4h avec un guide qui vous conduira jusqu'au sommet pour y admirer le lever de soleil au beau milieu des singes qui se disputeront votre petit-déj improvisé avec des oeufs ou des bananes cuits sur les braises du volcan. Inoubliable ! Une fois au sommet, acheter un soda à l'homme qui vous aura escorté jusque là haut dans l'unique espoir de vous voir assoifé et de pouvoir vous vendre une boisson. A voir : L'imprenable vue sur le lac Batur et la coulée de lave noire solidifiée qui nous rappelle la dernière éruption de 1963.
c - Sources chaudes de Banjar
Banjar, ID
Trois bassins d'eau chaude aménagés pour la relaxation, voilà ce que propose les sources de Banjar issues des roches volcaniques de la montagne et que l'on appelle localement Air Panas. Dans un écrin de verdure, le bassin central offre un bon compromis pour nager à volonté dans ces eaux d'un vert clair opaque d'où se dégagent des vapeurs soufrées. A l'extrémité du bassin, de superbes têtes de lions sculptées font office de becs déverseurs sous lesquels il est bon de se placer. En haut du terrain, un petit bassin rectangulaire encore plus chaud permet juste de laisser deux personnes s'asseoir face à face pour se détendre sur les sièges de pierre taillés à même le bassin. Un troisième permet juste de se placer sous des filets d'eau tombant de si haut que l'impact de l'eau sur la peau se révèle être un véritable massage bienfaisant.
d - Mont Agung
Mont Agung, ID
Le plus souvent la tête perdue dans les nuages, le Mont Agung n'en est pourtant pas moins impressionant voire inquiétant. L'éruption de 1963 a éventré le cône du géant de 3142 mètres de haut, envoyant des blocs de roche volcanique à 7 km de là et tuant plus de mille personnes. Les géologues sont d'ailleurs méfiants à l'égard du volcan qui n'est pas suffisamment surveillé à leur goût. L'ascension du volcan est possible mais elle est réservée aux sportifs et aux courageux car il vous faudra quatre heures pour atteindre le sommet et pas beacoup moins pour redescendre, le tout sur une pente très escarpée. A faire : Aller prier et se recueillir avec son guide avant d'entamer l'ascension de la montagne sacrée. C'est une marque de respect qui sera appréciée.
e - Plage d'Uluwatu
Plage d'Uluwatu, ID
Sur la péninsule de Bukit, les vagues sont de véritables tubes que seuls les pros du surf oseront affronter. En revanche, c'est aussi là que se cachent tout une série de criques, toutes plus envoutantes les unes que les autres. Alors après la visite du temple d'Uluwatu, pourquoi ne pas profiter de ces endroits paradisiques? Une de ces criques en particulier vous émerveillera par son charme : coincée entre deux falaises, dont l'une possède une grotte que le reflux des vagues à creusé petit à petit, un banc de sable permet d'étaler quelques serviettes et de se relaxer en écoutant le bruit des vagues qui viennent fouetter les parois de la roche, ou en admirant les surfeurs dorés sortir de l'eau ruisselant et essouflés. C'est par un étroit escalier de pierre que l'on accède à ce petit paradis et en haut, perché sur la falaise, un petit village composé de seulement quelques warungs, ces petites échoppes bon marché qui vous servent de succulents plats locaux, et de quelques cabanes spécialisées dans l'entretien où la réparation de surfs, domine l'ensemble et crée une véritable communauté entre résidents et passagers. A faire : S'installer à la terrasse d'un warung au sommet de la falaise et y déguster un nasi goreng, spécialité de riz frit avec de petits légumes, tout en admirant les surfeurs se débattrent dans les rouleaux.
Plus d'informations :
Gratuit,
f - Lovina
Lovina, ID
Lovina Beach, c'est une longue chaîne de villages côtiers qui se déroule sur près de 10 km entre Pemaron à l'Est et Temukus à l'Ouest. Ce joli nom fut donné à cette partie nord de lîle en l'honneur du dernier roi de Buleleng, Panji Tisna, écrivain et journaliste de réputation internationale, qui avait baptisé l'hôtel qu'il fit construire en 1953 à Kaliasem, de cette manière. Ce nom aurait pour signification ''Love Indonesia'' pour certains et ''Love In All People pour d'autres''. Plus tard, quand d'autres hôtels furent construits, ceux-ci reprirent à leur compte cette appellation populaire pleine de charme. Lovina est aujourd'hui une station balnéaire proposant de nombreuses activités à ses touristes mais les stars du coin restent quoi qu'il en soit les dauphins! Car si très tôt à l'aube, on entend ronronner le bruit du moteur des petites embarcations de pêcheurs qui s'en vont récolter leur gagne-pain, nombreux sont les locaux qui se chargent d'emmener les touristes au large pour une fraîche balade à la rencontre de ce mammifère qui nous fait tant rêver. Si la promenade a des airs d'attraction touristique qui ne conviendront pas à tout le monde, il ne faut pas oublier que l'attrait des touristes permet aux cétacés d'être protégés par la population locale. A faire : Partir en mer tôt le matin sur une embarcation de pêcheur pour aller admirer les colonies de dauphins.
Plus d'informations :
+62361225649,
g - Yeh Pulu
Yeh Pulu, ID
Enterrés sous une épaisse végétation, les bas-reliefs expressifs de Yeh Pulu se dressent sur 25 m de long à deux kilomètres du site de Goa Gajah. Sculptés au XIVe siècle à même la falaise près d'un puit sacré, les scènes représentent la vie quotidienne ,l'activité de la chasse, mais le sens réel de cette oeuvre reste indéterminé. Depuis sa découverte en 1925 par Nieuwenkamp, les bas-reliefs ont malhereusement soufferts de l'érosion. A faire : N'hésitez pas à engager la conversation avec le vieux prêtre et sa femme, sympathiques gardiens du temple qui pouront vous conter l'histoire du site.
Plus d'informations :
+62361973285,
h - Musée Neka
Jalan Raya - 80571, Campuhan, ID
Conçu selon un ensemble de pavillons regroupant chacun des oeuvres appartenant à un artiste où un thème en particulier, le musée Neka a la particularité de nous faire découvrir non seulement les célèbres peintres balinais mais également le travail d'artistes étrangers influencés par l'île et ses charmes. Le musée a ouvert ses portes le 7 juillet 1982 grâce à la motivation de l'artiste balinais Suteja Neka et à l'appui du ministre indonésien de l'éducation et de la culture de l'époque, Daoed Joesoef. Le premier pavillon ''Balinese Painting Hall'' est consacré au travail d'artistes locaux qui ont su capter de façon subtile le quotidien à Bali et cela depuis le XVIIe siècle. Le second pavillon est celui dédié à l'artiste hollandais Arie Smit qui vécut sur l'île des Dieux une grande partie de sa vie, puis le suivant regroupe des photographies en noir et blanc de l'Américain Robert Koke qui s'est intéressé à la danse, aux cérémonies et aux personnalités influentes de l'île dans les années 30. On continue avec l'espace de I Gusti Nyoman Lempad, un des plus célèbres peintres balinais avant de terminer avec des oeuvres d'artistes contemporains. A voir : Les peintures classiques de Kamasan, les dessins à l'encre d'I Gusti Nyoman Lampad ou encore les toiles de Theo Meier, influencé par Gauguin et sa période Tahiti...
Plus d'informations :
+62361975074, http://www.museumneka.com, Ouverture : 9h-17h
i - Crète de Campuhan, Bali
Ubud, ID
Rien de tel qu'une promenade en pleine nature, en suivant des sentiers peu fréquentés, pour découvrir la campagne balinaise, et ses nombreuses ressources, ces paysages fabuleux entre villages typiques et rizières étagées qui font la merveille des alentours d'Ubud. La crète de Campuhan est le lieu idéal pour cela : en prenant le sentier qui démarre prêt de l'hôtel Ibah, vous arpenterez les hauteurs de la région à travers de hautes herbes appelées alang-alang. Rizières, cocotiers, paysans au travail, insectes curieux, vous ne saurez où donner de la tête. Le sentier est aussi bordé par endroits de cabanes ouvertes où les artistes seront heureux de pouvoir vous présenter leur travail, eux qui ne voient que peu de touristes tant il sont éloignés du centre-ville. Attention seulement aux coups de soleil car l'astre frappe fort en ces hauteurs. A faire : Profiter de l'excursion pour acheter une ou deux toiles aux artistes du coin à des prix bien plus compétitifs que dans les galeries d'art du centre-vile d'Ubud.
j - Ayung River
Ayung River, ID
Un des sports incontournables à pratiquer lors d'un séjour à Bali, c'est le rafting. Pour cela, les rapides de l'Ayung River s'y prêtent à merveille. Au coeur d'une jungle épaisse, l'embarcation vous fera traverser un milieu sauvage avec des singes qui vous saluent au passage, des iguanes qui se dorent tranquillement sur les rochers, des oiseaux d'une stupéfiante beauté et une végétation dense et verte au possible. Les assoifés de sensations fortes seront peut-être déçus par la descente puisque le niveau ne dépasse pas une force 3 mais la balade vaut tout de même le détour pour qui souhaite découvrir le coeur sauvage de Bali. A faire : Une pause baignade quand vous tomberez sur de rafraîchissantes cascades.
k - Plage de Seminyak
Plage de Seminyak, Kuta, ID
De Kuta à Seminyak en passant par Legian, la vaste ceinture sablonneuse qui s'etend à perte de vue sur cette côte ouest de l'île est une pure merveille pour tout amateur de bronzette, de baignades ou de surf. Les plages sont en effet très larges, très étendues, et l'ambiance est à la fiesta de jour comme de nuit. Donc forcément, les vendeurs à la sauvette en profitent pour vous proposer à tout bout de champ des montres, des tatouages, des vêtements, des bijoux, des massages (pour ce dernier point, n'hésitez pas à vous laissez tenter). Ces sollicitations intempestives sont souvent pénibles à gérer mais elles reflètent parfaitement l'agitation qui règne à Kuta. Ce qui est plus agréable en revanche, ce sont les cours de surf proposés tout le long de la plage. Car ici, c'est l'endroit rêvé pour apprendre à dompter une planche et pourquoi pas, devenir un Kelly Slater en herbe. Il n'est d'ailleurs pas rare d'assister à des concours de surf de professionnels venus des quatre coins du monde pour se mesurer aux rouleaux des plages du Sud de Bali. Si vous n'êtes pas glisse, peut-être serez vous tenté par une partie de ballon rond avec les jeunes du coin. Et si tout ça vous a donné la fringale, là aussi vous trouverez aisément de quoi vous rassasiez pour quelques roupies seulement. Autre petit bonheur, le coucher de soleil, qui entre cinq et sept, illumine les eaux et le sable d'une chaude lumière aux tons orangés. A faire : Goûter aux bienfaits d'un massage sous les mains expertes des femmes balinaises pour un prix défiant toute concurrence. A voir : Le superbe coucher de soleil qui offre un spectacle inoubliable tous les soirs entre 5 et 7h.
Plus d'informations :
Gratuit,
l - Pura Tanah Lot
Pura Tanah Lot, ID
Contruit au XVIé siècle sur les conseils du prêtre Nirartha pour rendre hommage aux esprits gardiens de la mer, le Pura Tanah Lot, le ''temple de la terre et de la mer'', est en quelque sorte Le Mont St Michel balinais puisqu'il surplombe une petite île rocheuse arrachée à la côte par l'érosion marine et cerclée par l'océan à chaque marée. Il s'élève fièrement au sud ouest de l'île, toujours envahi par des hordes de touristes notamment en fin de journée lorsque le soleil descend à l'horizon et illumine le site d'une chaude lumière dorée. A la base de cet énorme rocher, furent découvert d'impressionnants serpents de mer venimeux, que les locaux considèrent toujours comme des protecteurs capables d'éloigner les esprits malins et les envahisseurs. La légende voudrait qu'un dirigeant religieux eut été jaloux de la popularité de Nirartha auquel il demanda de quitter l'île. Le puissant prêtre s'exécuta, déplaçant au milieu de l'océan, le rocher sur lequel il méditait et changeant son écharpe en serpents sacrés. Le Tanah Lot commémore donc ce miracle. Seul hic : les essaims d'échoppes et de vendeurs qui ôtent quelque peu à la magie du lieu. A faire : Arriver par l'arrière du parking et non par l'entrée principale pour longer le sentier bordé de différents petits temples et descendre la falaise une fois au bout (si la marée est basse) pour marcher sur le sable et rejoindre le temple principal.
m - Brahma Arama Vihara
ID
Perché au sommet d'une colline, le monastère bouddhiste de Banjar est impressionant avec ses salles emplies de statues dorées, d'offrandes et d'encens. A la base, ce n'est pas un lieu touristique et il faut donc respecter quelques règles comme se couvrir les jambes et les épaules, avant de pénétrer dans l'enceinte. Ceci fait, il vous sera possible de déambuler tranquillement dans les jardins et les diverses salles et même de participer aux séances de vipassana, une technique de méditation dépouillée, basée sur la respiration. A faire : Après la visite du Vihara, pourquoi ne pas sillonner les collines de Pedawa en partant de la petite route qui monte après le monastère. Idéal en moto, vous traverserez un enchaînement de villages, et des paysages très secs où se cotoient girofliers, cacaoyers, caféiers, cocotiers...
n - Pura Luhur Batukaru
ID
Perdu au beau milieu de la jungle, le temple de Batukaru n'est que peu visité même s'il est l'un des six principaux sanctuaires de Bali. Il fut fondé au XIe siècle par Mpu Kuturan, un architecte considéré comme un homme saint. Au XVIe siècle, le temple fut pillé et rasé par le roi d'une région avoisinante et sa restauration n'eut lieu qu'en 1959 même si, entre temps, le temple continua de servir de lieu de culte. Le Pura Batukaru est le gardien de la région Ouest, et il transpire dans cet endroit une spiritualité qui nous envahit tant l'endroit est serein, bien préservé et protégé de l'assaut des commerçants. Comme pour chaque lieu de culte à Bali, il vous faudra porter un sarong, ces grands paréos que l'on noue à la taille à l'aide d'une ceinture en tissu de manière à se couvrir les jambes pour respecter une certaine descence. A faire : Se promener à l'est du temple autour du grand bassin qui honore les dieux du lac Tamblingan. Au milieu, une petite île abrite un temple mais seuls les prêtres sont autorisés à s'y rendre.
o - Sanctuaire de Besakih
Village de Besakih, Rendang 80871, Karangasem, ID
Dédié aux trois grandes divinités hindoues (Brahma, le créateur et dieu du feu, Vishnu, protecteur et dieu de l'eau, et Civa, le destructeur et dieu du vent), le temple de Besakih est le plus sacré de tout Bali. Bâti sur le flanc sud du Mont Agung à environ 1000 mètres d'altitude, Besakih offre une vue imprenable sur le sud de l'île. Si l'ensemble peut paraître très austère à première vue, il faut imaginer le sanctuaire paré de multiples bannières multicolores, ses temples regorgeant de coupes de fruits empilées sur une hauteur impressionante, et les dévôts se pressant en ses murs dans des costumes d'apparat dignes d'un prince. Et avec 22 temples publics, 298 constructions sacrées symbolisant l'univers divin ainsi que 18 temples appartenant aux grandes familles balinaises, qui oserait remettre en cause le fait que c'est à Besakih que s'ordonne le cosmos? A faire : Grimper l'escalier au pas de course et souffler en admirant la vue ... à couper le souffle !
p - Le Water Palace de Tirtagangga
Tiragangga, ID
Edifié en 1946 par le dernier raja de Karangasem qui était doté de talents d'architecte, de philosophe et de poète, le Water Palace est un lieu de détente où il fait bon déambuler entre les fontaines, les statues colorées et la végétation luxuriante. Son nom qui signifie '''Eau du Gange''' fait référence au fleuve sacré des Hindouistes et protège ainsi ces sources vénérées qui irriguent toute la région. Dans les jardins, tout est élégance et raffinement, des onze plateaux de la fontaine au pont de pierre sculpté, en passant par le banian au fond terrain, ce grand arbre sacré de la famille des ficus. Deux bassins sont ouverts pour ceux qui auraient envie de piquer une tête. Idéal, dans cet espace qui a retrouvé toute sa fraîcheur depuis quelques années seulement grâce à la famille royale qui a entreprit les travaux nécessaires à la rénovation suite à l'éruption du volcan Agung en 1963 qui détruisit le site dans sa majeure partie. A faire : Sauter de plate-forme en plate-forme au beau milieu du bassin principal, sans tomber à l'eau !
Plus d'informations :
http://www.tirtagangga.nl,
q - Pura Ulun Danu Beratan
ID
Construit par les Pande, les forgerons responsables de la fabrication des puissants keris, dague magique des guerriers et des rois, le Pura Beratan est dédié à la déesse du lac, Dewi Danu. C'est elle qui possède le rôle de régulatrice de l'écoulement de l'eau pour tous les réseaux d'irrigation du sud-ouest de Bali. Si le temple est si majestueux, c'est sans aucun doute parce qu'il s'avance directement sur les eaux du lac Beratan et qu'il est entouré d'un sublime jardin fleuri au coeur duquel se dresse un gigantesque banian (arbre sacré de la famille des ficus). A voir : Sur la colline située face au temple, se dresse une imposante mosquée, bâtiment qui témoigne de la présence d'une communauté musulmane à Bali. Aisni, le temple hindouiste, le stûpa bouddhique situé sous le banian du jardin et la mosquée, reflète l'entente règnant dans l'île entre ces trois religions.
r - Kuta
Kuta, ID
Kuta, c'est le coeur fougueux de l'île, là où les plages courent à perte de vue le long de la côte, là où les rouleaux viennent battre le sable et où les surfeurs s'en donnent à coeur joie, là où la vie nocturne est la plus agitée et le coût de la vie dérisoire. Ses ruelles regorgent de petites boutiques, de restaurants aux spécialités variées et d'hôtels qui raviront toutes les bourses. Si la frénésie de Kuta peut en effrayer plus d'un, c'est pourtant cela aussi le véritable Bali. A faire : Négocier le prix d'un massage sur la plage et se laisser chouchouter. A voir : Le superbe coucher de soleil qui offre un spectacle inoubliable tous les soirs entre 5 et 7h.
s - Goa Gajah
Peliatan, 80561, ID
Goa Gajah qui signifie ''grotte de l'éléphant'', est l'un des plus vieux sanctuaires balinais puisqu'il fut édifié au XIe siècle. Ce site reste un mystère en de nombreux points pour les historiens : tout d'abord, le nom du lieu en lui-même pose problème. Pourquoi l'avoir baptisé ainsi alors qu'il n'y avait pas d'éléphant à Bali avant que les parcs touristiques n'en importent de Sumatra? Peut-être en raison de la statue du dieu à tête d'éléphant, Ganesha, qui fut découverte à l'intérieur. Ou peut-être est-ce dû au premier Hollandais qui découvrit le sanctuaire en 1923 et qui aurait facilement pu imaginer que la tête de démon sculptée au-dessus de l'entrée représentait un éléphant. Enfin, s'il semble que l'endroit soit un site de méditation bouddhiste, rien n'est sûr. Le seule certitude, c'est que l'endroit est plaisant et qu'il fait bon se promener autour de la rivière à la découverte des curiosités qui se trouvent là. Vous pourrez pénétrer dans la grotte par la bouche béante du monstre, gardien du sanctuaire, pour y admirer des sculptures aussi bien boudhistes qu'hindouistes, preuves d'une cohabitation des deux religions à Bali, avant de vous rendre dans le pavillon de gauche qui abrite la statue d'une divinité femelle entourée d'enfants. Cette représentation, c'est Hariti, une dévoreuse d'enfants qui devint leur protectrice lorsqu'elle se convertit au bouddhisme. Au centre de la cour, deux bassins sont là eux aussi pour la prière et la méditation. A faire : Ne pas hésiter à emprunter le petit sentier qui part du fond du site et qui s'enfonce dans la jungle. Il vous entraînera dans une agréable rando jusqu'au site de Yeh Pulu, en vous faisant traverser un joli village traditionnel.
Plus d'informations :
+62361943401,
t - Gitgit Waterfalls
10 kilomètres au nord de Bedugul, Tabanan, ID
Si le bruit de l'eau s'écrasant contre les parois rocheuses de la falaise dont elles dégringolent parvient à nos oreilles depuis l'entrée du site, les chutes d'eau de Gitgit ne sont visibles qu'après une petite marche nous conduisant au coeur d'un écrin de verdure et de fraîcheur fort agréable après avoir subit les assauts des vendeurs en tous genres qui longent le chemin menant à la cascade. Impressionante par sa hauteur, ses eaux sauront rafraîchir les courageux qui s'aventureront dans le petit bassin situé à son pied.
u - Epave du Liberty
Tulamben, ID
Ce spot de plongée est l'un des plus prisés de l'île car il n'exige pas un niveau technique très important tout en offrant une belle variété de poissons et de coraux et surtout la possibilité de nager au coeur d'une épave. Torpillé le 11 janvier 1942 par un sous-marin japonais, ce bâteau de transport de l'armée américaine repose parallèlement à la plage à environ 30 mètres de la ligne de côte et à une profondeur variant de 10 à 30 mètres. Si la population locale a tenté de le remorquer vers un port au nord de l'île, il a finalement été laissé sur le fond à Tulamben et à glissé jusqu'à atteindre la profondeur à laquelle il se trouve aujourd'hui suite aux secousses sismiques provoquées par l'éruption du Mont Agung en 1963. L'épave, de plus de 120 mètres de long, est brisée en plusieurs grands morceaux au milieu desquels se faufilent des mérous géants, des tortues, des raies et une profusion de coraux colorés. A voir : mérous géants, tortues, anguilles de sable, raies, barracudas, pieuves...
v - Monkey Forest
Jalan, Monkey Forest, Ubud, ID
Situé à l'extrémité sud de Monkey Forest Road, ce célèbre sanctuaire de la forêt des singes abrite une colonie de macaques espiègles. Ils sont des dizaines et des dizaines à venir vous tourner entre les jambes pour tenter de vous séduire et obtenir une de ces petites bananes qu'ils affectionnent tant. Mais méfiance : les malins sont aussi prompts à arracher tout ce qui brille et tout ce qui dépasse ! Casquettes, lunettes, appareils photos ou bijoux un peu trop éclatants, veillez à ne rien laisser trainer! Vous passerez alors un agréable moment en vous aventurant dans le dédale de chemins qui vous mèneront respectivement à des temples, à des bassins remplis de poissons rouges plus gros que ceux de nos aquariums, à des cocons de lianes sauvagement entremêlées ou a des arbres exotiques aux racines si gigantesques qu'elles nous évoqueraient presque les tentacules d'un monstre marin. A faire : Retirer tous ses bijoux un peu trop brillants et ranger tout ce qui dépasse (casquette, appareil photo...)
Plus d'informations :
+62361973285,
w - Pura Luhur Uluwatu
Badung Regency - 80364, Uluwatu, ID
Situé à l'extrême sud de Bali, sur la presqu'île de Bukit, le temple d'Uluwatu est perché au bord d'une falaise, entre ciel et mer. Le bâtiment très simple, fait de coraux gris foncés, aurait été fondé au XIe siècle par Mpu Kuturan, un prêtre javanais qui joua un rôle important dans la religion balinaise. Un autre prêtre légendaire, Danghyang Nirartha, y aurait atteint le moska, c'est-à-dire la libération du cycle des réincarnations et la fusion dans l'infini. Le sanctuaire intérieur, réservé aux fidèles, est gardé par une arche sculptée d'un bhoma, le fils de la foret, dont la face grimaçante est destinée à repousser les mauvais esprits. Les trois portes ouvertes au milieu sont décorées de sculptures en forme d'aile de phénix. Majestueux, le temple d'Uluwatu dégage un calme et une sérennité qui ne sont troublés que par la colonie de macaques qui s'est imposée maîtresse des lieux. Méfiez-vous de ces petits singes passés maîtres dans l'art du chapardage! A faire : Louer un sarong à se nouer autour de la taille ainsi qu'une ceinture avant de pénétrer dans l'enceinte du temple. A voir : La vue splendide de la falaise et de la mer en contrebas.
Plus d'informations :
+62361756175,
x - Parc national Bali Barat
Parc de Bali Barat, ID
Recouvrant la quasi totalité de l'Ouest balinais de par ses 19 000 hectares de fôret sauvage et de mangrove, la parc national de Bali Barat est l'endroit idéal pour randonner et découvrir la variété de la faune et la richesse de la flore. C'est d'ailleurs dans cette nature exceptionnelle que la dernière population d'étourneaux de Rotschild, un des volatiles les plus rares au monde, est venue élire domicile. Bien que la fonction première du parc soit la recherche et la protection de la nature, quelques chemins de randonnée sont ouverts aux visiteurs. A faire : La piste de Tegalbunder qui vous mènera à travers la forêt tropicale durant 2h pendant lesquelles vous pourrez observer une grande diversité d'oiseaux : bulbul à fente jaune, hibou, loriot noir, drongo...
y - Kecak Fire Dance
Ubud, ID
Lorsque vous êtes à Ubud, ville culturelle de l'île, vous vous devez d'assister à un spectacle de danse ou de gamelan, la musique balinaise. Le meilleur endroit, c'est évidemment le temple, au milieu de la foule de balinais parés de leurs plus beaux atours et venus honorer les dieux et les ancêtres. Car la danse est avant toute chose une cérémonie religieuse à laquelle le prêtre convie la population. Et comme tous les autres arts, la danse religieuse a un fondement très ancien : elle a subi au cours des siècles de multiples influences, notamment d'Inde, de Chine et d'Europe. Certaines danses racontent une histoire, souvent tirée des vieilles épopées indiennes, le Ramayana et le Mahabharata. Mais n'espérez pas comprendre l'intrigue ni même la suivre, elle est un simple support. Plus que l'histoire, c'est le rythme et l'atmosphère qui produisent la magie. Hommes et femmes se côtoient, loudement fardés, vêtus d'éblouissants costumes et maitrisant une gestuelle si gracieuse qu'elle laisse pantois. Ce qui est amusant, c'est que de nombreuses danses ont initialement été créés pour les touristes mais ont finalement été adoptées par les balinais. C'est le cas du Kecak (danse des singes) qui fut créé par Walter Spies et Katherine Mershon en 1931 pour les besoins du film allemand L'île des démons et qui est aujourd'hui l'une des danses préférées des balinais comme des touristes. A faire : Porter une petite fleur de frangipanier à l'oreille durant la représentation. Elle vous sera offerte à l'entrée.
z - Amed, Bali
Amed, ID
Situé à l'Est de Bali, au coeur d'une des régions les plus pauvres de l'île, Amed est un agréable village de pêcheurs, célèbre pour sa longue plage de sable noir au bout de laquelle se dresse l'imposant volcan Agung. Ne cherchez pas ici les paysages de vertes rizières propres au coeur de Bali, l'endroit ne reçoit que peu de pluie au cours de l'année et la végétation est donc très austère. Les communautés vivant dans cette région aride trouvent leur subsistance dans la pêche mais également dans la production de sel. Ainsi, vous observerez aisément les balinais au travail le long du littoral, occupés à récolter le sel que le soleil brûlant et la brise marine permettent d'extraire par évaporation de l'eau de mer. Le long de cette vaste étendue de sable noir, on trouve également des spots de snorkeling parmi les meilleurs de l'île. A faire : Louer palmes, masque et tuba pour aller admirer les fosses sous-marine qui regorgent de poissons et de coraux multicolores.
Plus d'informations :
+62361222387,
• Tirta Empul
Tirta Empul, ID
Dans la région d'Ubud, ces sources sacrées sont un véritable lieu de culte pour les balinais et une halte fort appréciée des touristes. Le site regroupe différents bassins dont deux rectangulaires peu profonds dans lesquelles se déversent de l'eau de source par quinze bec taillés dans la roche. On peut s'asseoir et se détendre dans l'eau fraîche grâce aux sièges de pierre à l'intérieur des bassins. Pour ceux qui ne désireraient pas se mouiller, il est également possible de se promener parmi les autels, les offrandes, les coupes de fruits tout en admirant le grand watilan, un pavillon ouvert servant aux cérémonies culturelles et religieuses. Et ne soyez pas surpris si au détour d'un portail, vous tombiez sur une tripotée de balinais tous plus nus les uns que les autres, c'est ici que beaucoup font leur toilette ! A voir : Les sources sacrées qui jaillissent au beau milieu du bassin central.
• Pura Ulun Danu Batur
ID
Autour du site sacré de Batur sont érigés quatre temples remarquables dont le plus majestueux est le Pura Ulun Danu Batur consacré à la déesse du lac, souveraine des eaux de Bali, qui s'allia à la divinité du Mont Agung pour rendre l'île fertile. Si le temple était à l'origine situé près du lac et de l'actuel Pura Jati, il fut détruit lors de l'éruption de 1926 et reconstruit plus loin pour lui éviter d'autres éventuels malheurs. A son ancienne place a été laissé un tout petit temple pour permettre tous les 10 ans de faire les offrandes nécessaires à la déesse du lac.
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